ÌãÇá ãÛÑÇÈí
2008-06-06, 05:01 AM
Pourquoi réduire votre BFR ?
Comment améliorer la trésorerie de votre entreprise, sa rentabilité, sa résistance aux risques... ? En réduisant son besoin en fonds de roulement, le fameux BFR. Suivez le guide.
Pourquoi réduire votre BFR ?
1. Accordez à vos clients le moins de crédit possible !
2. Obtenez un maximum de traites que vous escompterez
3. Pratiquez le « Dailly » pour les créances non escomptables
4. Posez-vous la question du recours à l'affacturage
5. A l'étranger, faites-vous payer par crédit documentaire
6. Encaissez vite vos ventes à l'export grâce au crédit acheteur
7. Financez vos marchés publics par des outils spécifiques
8. Réglez vos fournisseurs aussi tard que vous le pouvez
9. Ramenez vos stocks au plus bas niveau raisonnable
10 Faites de tous vos salariés des agents réducteurs de BFR
11 Votre BFR dépend de votre métier
12 "Vos ventes explosent ? Votre BFR aussi !"
0 Pourquoi réduire votre BFR ?
Besoin en fonds de roulement : tout chef d'entreprise a déjà entendu cette expression, ne serait-ce que de la bouche de ses banquiers. Mais souvent, même si on n'ose pas l'avouer, on ne cerne pas très bien les contours de cet animal étrange. De quoi s'agit-il ?
Le cycle économique de l'entreprise (achats de biens et services, stockage, production, ventes) génère des besoins et des ressources de financement à court terme. Le besoin en fonds de roulement (BFR) est la différence entre le besoin de trésorerie qu'engendrent le financement des stocks ainsi que les crédits accordés aux clients, et la ressource de trésorerie que procurent les crédits obtenus des fournisseurs.
Le niveau de vos stocks, votre poste clients, et votre poste fournisseurs : ce sont les trois paramètres sur lesquels agir pour réduire votre besoin en fonds de roulement à son minimum incompressible. Car plus votre BFR est petit, plus votre entreprise est apte à grandir en sécurité. Sa trésorerie est plus importante ; sa rentabilité plus élevée ; sa structure financière plus solide ; ses relations avec ses banquiers deviennent bien meilleures et ses risques de déposer le bilan bien moindres...
Convaincu de l'intérêt de la manoeuvre ? Découvrez les dix leviers qui permettent de la réussir
BFR : mettez votre besoin en fonds de roulement au régime minceur
1. Accordez à vos clients le moins de crédit possible !
Faire rentrer du cash sans qu'il vous en coûte rien, si ce n'est l'effort de vous organiser et le courage de négocier dur. C'est le formidable intérêt de la première série d'actions - la plus importante - que vous devez mener sur votre poste clients : celle visant à réduire les délais de paiement que vous leur accordez. Passez en revue sans état d'âme tout ce que vous pouvez tenter pour atteindre cet objectif : négociation d'acomptes, de paiements comptants à la livraison, de règlements à 30 jours au lieu de 60 jours...
Les réductions de délais que vous demanderez et les arguments que vous utiliserez devront tenir compte des habitudes de paiement dans votre secteur d'activité et des relations spécifiques que vous entretenez avec chacune de vos entreprises clientes (ancienneté et solidité de la relation, rapports de force, psychologie du dirigeant...).
L'expérience montre qu'à condition de bien le préparer ce type de négociation donne d'excellents résultats, parfois au-delà des espérances du chef d'entreprise !
2. Obtenez un maximum de traites que vous escompterez
La France remporte la palme des délais de paiement les plus longs avec une durée moyenne de 108 jours ! Le décalage entre les ventes et leur règlement relève au quotidien d'un véritable casse-tête chinois pour le chef d'entreprise que vous êtes ! Comment pallier le financement de ce décalage ? Utilisez l'escompte et découvrez le mode d'emploi : cette opération consiste pour une banque à vous racheter les effets de commerce (le plus souvent des traites) dont vous êtes porteur avant l'échéance, moyennant le paiement d'agios.
L'escompte vous permet d'assurer la liquidité d'une partie de vos créances, et son coût est en principe moins élevé que le découvert.
3. Pratiquez le « Dailly » pour les créances non escomptables
Dans de nombreuses situations, vous ne pouvez pas escompter, parce que vous ne disposez pas d'effet de commerce à céder. Comment mobiliser alors une créance sur un client, sur une subvention que vous venez d'obtenir mais qui ne vous a pas été encore versée, sur un crédit de TVA ou encore une indemnité d'assurance qui vous est due mais qui n'est toujours pas réglée ? Demandez à votre banquier de vous ouvrir une ligne de financement « Dailly ». Vous céderez à la banque les factures que vous avez établies, et en échange votre banquier virera immédiatement sur votre compte le montant de vos créances privées ou publiques.
Une convention cadre que vous signerez avec votre banquier définira les conditions de mobilisation, d'utilisation et de recouvrement des créances.
4. Posez-vous la question du recours à l'affacturage
Votre entreprise a toujours besoin de trésorerie ? Vous souhaitez raccourcir le délai de paiement de vos créances et sécuriser vos encaissements ? Songez à l'affacturage... Son principe : permettre le financement immédiat des factures émises sur vos clients (par l'intermédiaire d'un « factor ») et apporter une garantie contre les impayés. Dans la pratique, vous effectuez une prestation auprès de votre client que vous facturez. Vous pouvez alors recevoir de la société d'affacturage la quasi-totalité du montant de votre facture. La différence vous est rétrocédée à l'échéance lorsque votre client a réglé la société d'affacturage. Ce service vous est facturé sur la base d'une commission de gestion correspondant à un pourcentage des créances confiées, et d'intérêts correspondant au financement des factures.
Deux bémols toutefois à cette technique de financement séduisante : d'abord, veillez à la mettre en place au bon moment, car elle s'adresse essentiellement aux entreprises performantes et non pas à celles en difficulté ; ensuite, négociez bien vos conditions tarifaires, faute de quoi l'affacturage pourrait vous coûter cher...
5. A l'étranger, faites-vous payer par crédit documentaire
Vous êtes en négociation avec un client étranger que vous connaissez mal ou tout simplement vous exportez des marchandises et des services ? Vous souhaitez être payé dans les délais convenus après avoir rempli vos obligations ? Recourez au crédit documentaire. Comment se déroule-t-il ? L'acheteur (votre client) passe un contrat commercial avec l'entreprise exportatrice (la vôtre) et ouvre un crédit documentaire en sa faveur auprès de sa banque. Une fois les marchandises expédiées, vous devez réunir tous les documents exigés dans le cadre du crédit et les remettre à votre banque pour prétendre au paiement ou à l'émission d'une traite. C'est ensuite à votre banque de se retourner vers la banque de l'acheteur pour être remboursée. Cet instrument sécurise à la fois le vendeur et l'acheteur. Vous serez en effet garanti de la solvabilité de l'acheteur et celui-ci, de son côté, sera assuré du respect des conditions de vente.
Attention : l'engagement de payer des banques repose uniquement sur la stricte conformité des documents. Ils sont donc examinés scrupuleusement et la moindre petite erreur peut être considérée comme une irrégularité...
6. Encaissez vite vos ventes à l'export grâce au crédit acheteur
Une entreprise exportatrice doit très souvent accorder des délais de paiement à ses acheteurs qui pèsent sur son BFR. Si vous êtes dans ce cas, le crédit acheteur peut être votre solution ! Pour financer ces délais, votre banque pourra consentir un crédit à l'acheteur et lui accorder directement un emprunt en euros ou en devises.
Vous pourrez ainsi être réglé comptant par la banque de l'acheteur directement
7. Financez vos marchés publics par des outils spécifiques
Décrocher un marché public, c'est s'assurer un client solvable... mais qui risque de vous payer aux calendes grecques. Pour encourager les PME à répondre aux appels d'offres publics, le gouvernement a favorisé le développement d'outils permettant de compenser au moins partiellement l'augmentation du niveau de BFR induit. La plupart des banques proposent aujourd'hui des financements adaptés à ce type de créances, soit directement sous forme de crédit de trésorerie, soit en partenariat avec la Banque de développement des PME (BDPME). Parlez-en à vos banquiers.
Votre entreprise pourra ainsi disposer d'avances de trésorerie dans la limite des créances remises en garantie, ce qui lui permettra de se financer sur une durée variable et renouvelable en fonction de ses besoins.
8. Réglez vos fournisseurs aussi tard que vous le pouvez
Vous pouvez agir sur votre BFR en exigeant des délais de règlement plus longs de la part de vos fournisseurs. Cela peut se faire en les mettant en concurrence. Ils se montrent intraitables ? Faites entrer dans votre panel de nouveaux fournisseurs, qui dérouleront le tapis rouge pour avoir la satisfaction de vous compter parmi leurs clients.
A ce jeu, la taille de votre entreprise constitue une donnée importante. Plus elle sera susceptible de passer des ordres d'achats volumineux, mieux vous serez à même d'imposer vos conditions
9. Ramenez vos stocks au plus bas niveau raisonnable
Votre BFR peut être artificiellement alourdi par une gestion des stocks trop lâche. L'optimisation des stocks consiste à aboutir à un niveau de stocks le plus faible possible. Ce résultat dépend de la durée des délais de livraison et de la sécurité des sources d'approvisionnement, car une entreprise ne peut pas se permettre une rupture qui souvent coûte plus cher que la gestion d'un stock de sécurité. Vous pouvez fortement diminuer vos stocks d'en-cours grâce à des réorganisations de production pilotées par une informatisation adaptée qui permet d'optimiser vos cadences de réapprovisionnement. La technique des stocks d'alerte permet également de réduire sensiblement la valeur des stocks tout en évitant les ruptures.
Enfin, portez une attention toute particulière aux stocks de produits anciens ou dormants. A partir du moment où ces derniers ne génèrent pas de ventes significatives, il est préférable de s'en séparer : une baisse temporaire de marge vaut mieux qu'un BFR alourdi !
10 Faites de tous vos salariés des agents réducteurs de BFR
Ne cherchez pas à réduire tout seul le besoin en fonds de roulement de votre entreprise. Ce challenge doit devenir l'affaire de tous vos salariés. L'optimisation du niveau des stocks, du poste clients et du poste fournisseurs passe par l'engagement de chacun, quelle que soit sa place dans la structure. Tous font partie d'une chaîne qui sert le processus général. Comment faire en sorte que les équipes se sentent concernées par les objectifs à atteindre et se mettent à pied d'oeuvre ?
Utilisez les quatre leviers indispensables au succès de tout projet d'organisation d'envergure : mettez en place des procédures de pilotage claires et bien structurées ; communiquez ; communiquez ; communiquez !
11 Votre BFR dépend de votre métier
L’importance du besoin en fonds de roulement d’une entreprise dépend en grande partie de son métier. Une façon de mieux suivre votre BFR est de le comparer à la moyenne de votre secteur. Quelle que soit votre activité, vous devriez pouvoir trouver le besoin en fonds de roulement moyen de votre secteur (ou d’un secteur proche) auprès de votre organisme professionnel, ou de la base de données Xerfi. Nous vous indiquons ci-dessous les valeurs moyennes de BFR en nombre de jours de chiffre d’affaires d’une quinzaine de secteurs parmi les plus représentatifs de notre économie.
Secteurs BFR moyen en jours de CA
Industries mécaniques 51
Industries agro-alimentaires 50
Industries textiles 75
Bâtiment 14
Distribution alimentaire - 7
Distribution automobile 39
Distribution d’optique 14
Industrie du cartonnage 42
Conseil 126
Transport 14
Services informatiques 41
Restauration -24
Hôtellerie 4
Agences de voyages 47
12 "Vos ventes explosent ? Votre BFR aussi !"
Le paradoxe du besoin en fonds de roulement est que plus une entreprise se développe, plus son BFR augmente. Un dirigeant qui prévoit que le chiffre d'affaires de sa société va augmenter d'un coup fortement ne doit pas commencer par s'en réjouir. Il doit d'abord s'inquiéter de la façon dont cette explosion d'activité va se répercuter sur son BFR. Car avant d'engranger plus de cash auprès de ses clients, l'entreprise va dépenser plus d'argent : en achats de matières premières, consommables, coûts de stockage, frais de fabrication, etc. Le risque, pour une PME qui grossit vite sans avoir anticipé l'augmentation correspondante de son BFR, c'est tout simplement... de se retrouver avec un gros trou de trésorerie et de déposer le bilan ! De la maîtrise de votre BFR va donc dépendre le maintien de l'équilibre financier de votre société. Il convient notamment de cerner les conséquences d'un investissement. Si ce dernier fait croître le chiffre d'affaires, il générera aussi une augmentation du BFR. Il faut donc discuter avec votre banquier, lors de la négociation du financement à moyen terme de l'investissement, des moyens de financer aussi votre accroissement de BFR (augmentation de votre plafond d'escompte ou de Dailly, par exemple...). Après il est souvent trop tard.
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Comment améliorer la trésorerie de votre entreprise, sa rentabilité, sa résistance aux risques... ? En réduisant son besoin en fonds de roulement, le fameux BFR. Suivez le guide.
Pourquoi réduire votre BFR ?
1. Accordez à vos clients le moins de crédit possible !
2. Obtenez un maximum de traites que vous escompterez
3. Pratiquez le « Dailly » pour les créances non escomptables
4. Posez-vous la question du recours à l'affacturage
5. A l'étranger, faites-vous payer par crédit documentaire
6. Encaissez vite vos ventes à l'export grâce au crédit acheteur
7. Financez vos marchés publics par des outils spécifiques
8. Réglez vos fournisseurs aussi tard que vous le pouvez
9. Ramenez vos stocks au plus bas niveau raisonnable
10 Faites de tous vos salariés des agents réducteurs de BFR
11 Votre BFR dépend de votre métier
12 "Vos ventes explosent ? Votre BFR aussi !"
0 Pourquoi réduire votre BFR ?
Besoin en fonds de roulement : tout chef d'entreprise a déjà entendu cette expression, ne serait-ce que de la bouche de ses banquiers. Mais souvent, même si on n'ose pas l'avouer, on ne cerne pas très bien les contours de cet animal étrange. De quoi s'agit-il ?
Le cycle économique de l'entreprise (achats de biens et services, stockage, production, ventes) génère des besoins et des ressources de financement à court terme. Le besoin en fonds de roulement (BFR) est la différence entre le besoin de trésorerie qu'engendrent le financement des stocks ainsi que les crédits accordés aux clients, et la ressource de trésorerie que procurent les crédits obtenus des fournisseurs.
Le niveau de vos stocks, votre poste clients, et votre poste fournisseurs : ce sont les trois paramètres sur lesquels agir pour réduire votre besoin en fonds de roulement à son minimum incompressible. Car plus votre BFR est petit, plus votre entreprise est apte à grandir en sécurité. Sa trésorerie est plus importante ; sa rentabilité plus élevée ; sa structure financière plus solide ; ses relations avec ses banquiers deviennent bien meilleures et ses risques de déposer le bilan bien moindres...
Convaincu de l'intérêt de la manoeuvre ? Découvrez les dix leviers qui permettent de la réussir
BFR : mettez votre besoin en fonds de roulement au régime minceur
1. Accordez à vos clients le moins de crédit possible !
Faire rentrer du cash sans qu'il vous en coûte rien, si ce n'est l'effort de vous organiser et le courage de négocier dur. C'est le formidable intérêt de la première série d'actions - la plus importante - que vous devez mener sur votre poste clients : celle visant à réduire les délais de paiement que vous leur accordez. Passez en revue sans état d'âme tout ce que vous pouvez tenter pour atteindre cet objectif : négociation d'acomptes, de paiements comptants à la livraison, de règlements à 30 jours au lieu de 60 jours...
Les réductions de délais que vous demanderez et les arguments que vous utiliserez devront tenir compte des habitudes de paiement dans votre secteur d'activité et des relations spécifiques que vous entretenez avec chacune de vos entreprises clientes (ancienneté et solidité de la relation, rapports de force, psychologie du dirigeant...).
L'expérience montre qu'à condition de bien le préparer ce type de négociation donne d'excellents résultats, parfois au-delà des espérances du chef d'entreprise !
2. Obtenez un maximum de traites que vous escompterez
La France remporte la palme des délais de paiement les plus longs avec une durée moyenne de 108 jours ! Le décalage entre les ventes et leur règlement relève au quotidien d'un véritable casse-tête chinois pour le chef d'entreprise que vous êtes ! Comment pallier le financement de ce décalage ? Utilisez l'escompte et découvrez le mode d'emploi : cette opération consiste pour une banque à vous racheter les effets de commerce (le plus souvent des traites) dont vous êtes porteur avant l'échéance, moyennant le paiement d'agios.
L'escompte vous permet d'assurer la liquidité d'une partie de vos créances, et son coût est en principe moins élevé que le découvert.
3. Pratiquez le « Dailly » pour les créances non escomptables
Dans de nombreuses situations, vous ne pouvez pas escompter, parce que vous ne disposez pas d'effet de commerce à céder. Comment mobiliser alors une créance sur un client, sur une subvention que vous venez d'obtenir mais qui ne vous a pas été encore versée, sur un crédit de TVA ou encore une indemnité d'assurance qui vous est due mais qui n'est toujours pas réglée ? Demandez à votre banquier de vous ouvrir une ligne de financement « Dailly ». Vous céderez à la banque les factures que vous avez établies, et en échange votre banquier virera immédiatement sur votre compte le montant de vos créances privées ou publiques.
Une convention cadre que vous signerez avec votre banquier définira les conditions de mobilisation, d'utilisation et de recouvrement des créances.
4. Posez-vous la question du recours à l'affacturage
Votre entreprise a toujours besoin de trésorerie ? Vous souhaitez raccourcir le délai de paiement de vos créances et sécuriser vos encaissements ? Songez à l'affacturage... Son principe : permettre le financement immédiat des factures émises sur vos clients (par l'intermédiaire d'un « factor ») et apporter une garantie contre les impayés. Dans la pratique, vous effectuez une prestation auprès de votre client que vous facturez. Vous pouvez alors recevoir de la société d'affacturage la quasi-totalité du montant de votre facture. La différence vous est rétrocédée à l'échéance lorsque votre client a réglé la société d'affacturage. Ce service vous est facturé sur la base d'une commission de gestion correspondant à un pourcentage des créances confiées, et d'intérêts correspondant au financement des factures.
Deux bémols toutefois à cette technique de financement séduisante : d'abord, veillez à la mettre en place au bon moment, car elle s'adresse essentiellement aux entreprises performantes et non pas à celles en difficulté ; ensuite, négociez bien vos conditions tarifaires, faute de quoi l'affacturage pourrait vous coûter cher...
5. A l'étranger, faites-vous payer par crédit documentaire
Vous êtes en négociation avec un client étranger que vous connaissez mal ou tout simplement vous exportez des marchandises et des services ? Vous souhaitez être payé dans les délais convenus après avoir rempli vos obligations ? Recourez au crédit documentaire. Comment se déroule-t-il ? L'acheteur (votre client) passe un contrat commercial avec l'entreprise exportatrice (la vôtre) et ouvre un crédit documentaire en sa faveur auprès de sa banque. Une fois les marchandises expédiées, vous devez réunir tous les documents exigés dans le cadre du crédit et les remettre à votre banque pour prétendre au paiement ou à l'émission d'une traite. C'est ensuite à votre banque de se retourner vers la banque de l'acheteur pour être remboursée. Cet instrument sécurise à la fois le vendeur et l'acheteur. Vous serez en effet garanti de la solvabilité de l'acheteur et celui-ci, de son côté, sera assuré du respect des conditions de vente.
Attention : l'engagement de payer des banques repose uniquement sur la stricte conformité des documents. Ils sont donc examinés scrupuleusement et la moindre petite erreur peut être considérée comme une irrégularité...
6. Encaissez vite vos ventes à l'export grâce au crédit acheteur
Une entreprise exportatrice doit très souvent accorder des délais de paiement à ses acheteurs qui pèsent sur son BFR. Si vous êtes dans ce cas, le crédit acheteur peut être votre solution ! Pour financer ces délais, votre banque pourra consentir un crédit à l'acheteur et lui accorder directement un emprunt en euros ou en devises.
Vous pourrez ainsi être réglé comptant par la banque de l'acheteur directement
7. Financez vos marchés publics par des outils spécifiques
Décrocher un marché public, c'est s'assurer un client solvable... mais qui risque de vous payer aux calendes grecques. Pour encourager les PME à répondre aux appels d'offres publics, le gouvernement a favorisé le développement d'outils permettant de compenser au moins partiellement l'augmentation du niveau de BFR induit. La plupart des banques proposent aujourd'hui des financements adaptés à ce type de créances, soit directement sous forme de crédit de trésorerie, soit en partenariat avec la Banque de développement des PME (BDPME). Parlez-en à vos banquiers.
Votre entreprise pourra ainsi disposer d'avances de trésorerie dans la limite des créances remises en garantie, ce qui lui permettra de se financer sur une durée variable et renouvelable en fonction de ses besoins.
8. Réglez vos fournisseurs aussi tard que vous le pouvez
Vous pouvez agir sur votre BFR en exigeant des délais de règlement plus longs de la part de vos fournisseurs. Cela peut se faire en les mettant en concurrence. Ils se montrent intraitables ? Faites entrer dans votre panel de nouveaux fournisseurs, qui dérouleront le tapis rouge pour avoir la satisfaction de vous compter parmi leurs clients.
A ce jeu, la taille de votre entreprise constitue une donnée importante. Plus elle sera susceptible de passer des ordres d'achats volumineux, mieux vous serez à même d'imposer vos conditions
9. Ramenez vos stocks au plus bas niveau raisonnable
Votre BFR peut être artificiellement alourdi par une gestion des stocks trop lâche. L'optimisation des stocks consiste à aboutir à un niveau de stocks le plus faible possible. Ce résultat dépend de la durée des délais de livraison et de la sécurité des sources d'approvisionnement, car une entreprise ne peut pas se permettre une rupture qui souvent coûte plus cher que la gestion d'un stock de sécurité. Vous pouvez fortement diminuer vos stocks d'en-cours grâce à des réorganisations de production pilotées par une informatisation adaptée qui permet d'optimiser vos cadences de réapprovisionnement. La technique des stocks d'alerte permet également de réduire sensiblement la valeur des stocks tout en évitant les ruptures.
Enfin, portez une attention toute particulière aux stocks de produits anciens ou dormants. A partir du moment où ces derniers ne génèrent pas de ventes significatives, il est préférable de s'en séparer : une baisse temporaire de marge vaut mieux qu'un BFR alourdi !
10 Faites de tous vos salariés des agents réducteurs de BFR
Ne cherchez pas à réduire tout seul le besoin en fonds de roulement de votre entreprise. Ce challenge doit devenir l'affaire de tous vos salariés. L'optimisation du niveau des stocks, du poste clients et du poste fournisseurs passe par l'engagement de chacun, quelle que soit sa place dans la structure. Tous font partie d'une chaîne qui sert le processus général. Comment faire en sorte que les équipes se sentent concernées par les objectifs à atteindre et se mettent à pied d'oeuvre ?
Utilisez les quatre leviers indispensables au succès de tout projet d'organisation d'envergure : mettez en place des procédures de pilotage claires et bien structurées ; communiquez ; communiquez ; communiquez !
11 Votre BFR dépend de votre métier
L’importance du besoin en fonds de roulement d’une entreprise dépend en grande partie de son métier. Une façon de mieux suivre votre BFR est de le comparer à la moyenne de votre secteur. Quelle que soit votre activité, vous devriez pouvoir trouver le besoin en fonds de roulement moyen de votre secteur (ou d’un secteur proche) auprès de votre organisme professionnel, ou de la base de données Xerfi. Nous vous indiquons ci-dessous les valeurs moyennes de BFR en nombre de jours de chiffre d’affaires d’une quinzaine de secteurs parmi les plus représentatifs de notre économie.
Secteurs BFR moyen en jours de CA
Industries mécaniques 51
Industries agro-alimentaires 50
Industries textiles 75
Bâtiment 14
Distribution alimentaire - 7
Distribution automobile 39
Distribution d’optique 14
Industrie du cartonnage 42
Conseil 126
Transport 14
Services informatiques 41
Restauration -24
Hôtellerie 4
Agences de voyages 47
12 "Vos ventes explosent ? Votre BFR aussi !"
Le paradoxe du besoin en fonds de roulement est que plus une entreprise se développe, plus son BFR augmente. Un dirigeant qui prévoit que le chiffre d'affaires de sa société va augmenter d'un coup fortement ne doit pas commencer par s'en réjouir. Il doit d'abord s'inquiéter de la façon dont cette explosion d'activité va se répercuter sur son BFR. Car avant d'engranger plus de cash auprès de ses clients, l'entreprise va dépenser plus d'argent : en achats de matières premières, consommables, coûts de stockage, frais de fabrication, etc. Le risque, pour une PME qui grossit vite sans avoir anticipé l'augmentation correspondante de son BFR, c'est tout simplement... de se retrouver avec un gros trou de trésorerie et de déposer le bilan ! De la maîtrise de votre BFR va donc dépendre le maintien de l'équilibre financier de votre société. Il convient notamment de cerner les conséquences d'un investissement. Si ce dernier fait croître le chiffre d'affaires, il générera aussi une augmentation du BFR. Il faut donc discuter avec votre banquier, lors de la négociation du financement à moyen terme de l'investissement, des moyens de financer aussi votre accroissement de BFR (augmentation de votre plafond d'escompte ou de Dailly, par exemple...). Après il est souvent trop tard.
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